Le commentaire du jour

Samedi 20 juin 2020 : Lc 2, 41-51 Enregistrer au format PDF

Samedi 20 juin 2020 — Dernier ajout mardi 16 juin 2020

Dans la bousculade pour monter dans le train de retour de vacances, une de nos filles disparaît. Prévenir le chef de gare qui stoppe le train, faire toutes les voitures à sa recherche en bousculant ceux qui ne veulent pas laisser passer, appeler, appeler encore … Nous la retrouvons. Mais le souvenir traumatisant est toujours présent pour nous.

Alors je comprends Marie et Joseph. Jésus a 12 ans, une certaine indépendance ; pourquoi se poser des questions ? Il est avec des (ses) amis quelque part dans la caravane. Et puis le constat de l’absence, la frayeur, l’angoisse, le retour en questionnant tout le monde … Marie doit s’en souvenir longtemps et longtemps après tous ces événements, elle y pense encore et elle a dû en faire la confidence à Luc, le seul à faire mention de l’événement.

Oui Jésus a été aussi un adolescent, qui à la question de sa mère sur le pourquoi d’une pareille ‘farce’, répond par quelque chose d’incompréhensible. Il est avec des adultes, les écoute et questionne :  Pourquoi ?. - On est souvent étonné de la justesse et de la pertinence des questions des enfants. – Et donc pourquoi s’inquiéter ?

Mais peu importe, Il est retrouvé. Et soulagés, Joseph et Marie reprennent le chemin de la maison et vivent une vie paisible à Nazareth, avec Jésus qu’on appellera le Nazaréen. Cet épisode, ‘intercalaire’ entre les récits de l’enfance et les débuts de son ministère, que seul Luc rapporte, nous présente donc un Jésus adolescent comme tous les autres, au sein d’une famille ‘ordinaire’. Jésus, Dieu, Fils de Dieu incarné, est semblable à tous les hommes : Il l’a voulu, depuis naissance jusqu’à sa mort.

Dieu s’est fait complètement homme, a rencontré les hommes, pour nous transmettre un message humain et nous dire comment construire en nous une humanité qui est « tendue » vers sa Divinité.