Le commentaire du jour

Samedi 2 mai 2020 : Jn 6, 60-69 Enregistrer au format PDF

Samedi 2 mai 2020 — Dernier ajout vendredi 1er mai 2020

Ce que dit Jésus est d’une force ! Qui peut l’entendre ?
Manger ma chair, boire mon sang : il vient d’annoncer sa mort et en donne le sens.
C’est trop ! Cela vous scandalise ? Nous aussi avons du mal à suivre Jésus plus profond. Oui, nous lisons ici l’annonce du sacrement de l’Eucharistie. Mais Jésus nous emmène plus loin, dans un appel à la plénitude de la vie.

Quel est cet appel à vivre par l’esprit – qui vient du Père -, laissant impuissante la chair de nos fragilités et limites ? L’appel à vivre, de la vie du Fils de l’homme qui va monter là où il était auparavant, uni au Père ?

Voici un libre choix : s’ouvrir de l’intérieur à une parole agissante, vie et esprit, à celui qui est la Parole, se risquer, en plaçant sa confiance en lui, à vivre en plénitude.

C’est toujours à recommencer : quitter les refus des disciples et s’ouvrir à la révélation : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Ainsi, nos reniements sont aussi refus de vivre pleinement, d’accueillir le don inouï de la résurrection, qui commence aujourd’hui.

Dans ce temps pascal particulier, nous sommes bousculés, percevons les obstacles, le manque… Un appel au commencement de la vie ?