Pourquoi je participe ? Enregistrer au format PDF

Samedi 20 juin 2020

Quelques personnes ont accepté de nous dire pourquoi elles participent à ces commentaires d’Évangile et qu’est-ce qu’elles y ont trouvé.

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1) Qu’est-ce qui vous a fait accepter de participer à ce projet ?

B : Une demande expresse !!! Non je plaisante un peu… La Parole de Dieu est une parole vivante qui me parle. Un texte me dit quelque chose aujourd’hui et j’y découvre autre chose demain. C’est une véritable nourriture spirituelle, c’est prendre du temps pour le Seigneur puisque tout va si vite et je reconnais que je ne prends pas le temps.

P : Me lancer un défi : écrire un commentaire construit !

L : J’ai ressenti comme un appel alors que je ne voulais plus rien prendre en plus. Finalement, je ne m’engage pas à une chose « terrible », une ou deux heures de temps en temps.

M : Si L. se lance, moi aussi, je me lance.

C : Je ne sais pas comment il a été présenté au départ, puisque je l’ai appris dans une bribe de conversation (boîte mél ?), il rejoignait mon envie de partager la Parole que la liturgie nous donne chaque jour en nourriture, et d’apporter ma contribution.

AF : La curiosité et aussi un défi à moi-même, pourquoi je ne serai-je pas capable de commenter un texte ? Et il y avait cette envie de partager mon ressenti de la parole de Dieu. La lecture ne me suffisait plus, j’avais ce besoin d’exprimer cette force qui m’incitait à écrire et mettre sur papier ces idées de partage de cette parole de Vie , cette nourriture spirituelle.

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2) Qu’est-ce que cela a pu vous apporter ?

B : Lire et relire un texte, le méditer et tout d’un coup un mot , une expression saute aux yeux ou au cœur et la parole s’éclaire ou m’éclaire. Pendant ces temps de solitude ce fut aussi un réconfort de partager cette Parole même s’il n’y avait pas de véritable échange. Lire les commentaires des autres intervenants m’a permis de m’enrichir autrement, car chacun à sa propre lecture, oui la Parole de Dieu est vraiment vivante.

P : Écrire le commentaire d’un texte d’évangile est pour moi une autre façon de me mettre à l’écoute de la Parole, de la laisser s’incarner en moi avec l’aide de l’Esprit. C’est “creuser” un texte pour y trouver un trésor. En repérer la composition, les répétitions, les mots importants me permet d’en approfondir le sens. Oui, aujourd’hui comme hier, Dieu nous parle à travers nos mots. Il continue à se dire, nous faisant ainsi participer à son projet d’amour pour l’humanité.

L : Un temps de réflexion alors que je me trouve trop souvent dans l’action.

M : Une réflexion (très longue) sur ces textes, réflexion que je ne fais pas toujours.

C :

  • Dans la préparation, cela m’a poussée à approfondir, à travailler différemment et au-delà de ma pratique de l’oraison, pour accueillir cette parole comme un don à partager. Je me suis même remise au grec pour sentir, à partir du texte original, les mouvements, répétitions, mots employés… Ce que je n’avais jamais osé faire… J’ai aussi relu, en partie, le commentaire d’Éloi Leclerc sur l’évangile de Jean, « Le Maître du désir ». Pas pour faire la savante que je ne suis pas, mais pour être au plus juste dans le partage, pour goûter aussi cet apport d’un écrit spirituel. Car c’est une joie également de préparer un commentaire pour les autres, au fond, je me risque à offrir ce que j’ai dans le cœur, ma manière de vivre la foi.
  • À la lecture : j’apprécie certains commentaires plus que d’autres, me sens plus ou moins en proximité, mais j’ai autant de joie chaque matin à découvrir le cadeau fait par un.e baptisé.e de ce qu’il/elle a dans le cœur, de la manière dont il reçoit la Parole, de ce qui l’a touché dans le don que Dieu lui fait : Dieu lui parle comme ça et je ne le savais pas. C’est très différent d’une homélie ou d’un commentaire reçu en assemblée car ici nous sommes des pairs, et non actif-passif ou savant-enseigné.
  • Vécu comme un échange, la participation à ce projet matérialise quelque chose de la vie communautaire, alors que nous étions chacun chez soi, et qui nous manque parfois en assemblée. Je me sens maintenant plus reliée, plus située et plus libre dans une communauté en construction.

AF : Une pause dans le temps, des lectures et relectures du texte choisi, le silence et…. une illumination, une lumière sur une expression ou un mot qui entraîne une compréhension et une assurance dans mon discours. J’ai compris que l’Esprit du Seigneur m’aide. C’est la présence de l’Esprit du Seigneur qui vient à mon aide quand je le demande.

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3) Pensez-vous qu’il faille continuer ce projet et comment ?

B : Oui sans hésitation.

P : Si les commentaires sont vraiment lus [1], oui.

L. et M. : La formule me plait assez et sa liberté de choix des textes permet de prendre ce que l’on pense être capable d’assumer.

C : Ou i ! J’espère que ça va continuer ! J’ai commencé à le dire assez vite. Ça fait partie des expériences qui me donnent de l’espoir. Sous quelle forme ? D’abord sous la même forme… Et ce serait beau si cela s’élargissait, mais la forme écrite peut gêner certains. Après, ça pourrait nous inspirer sous forme de partage dans les célébrations de la Parole, non pas pour se répondre, mais pour répondre ensemble à Dieu qui nous parle, chacun s’il le souhaite dire à son tour ce qu’il a reçu, avec sa voix singulière. On pourrait s’inspirer, pour cela, à la fois de cette expérience où un ou plusieurs a/ont préparé, et de la pratique du dialogue contemplatif.

AF : Oui je pense qu’il faille continuer car il y a partage et échange qui vont aller de l’avant et ce projet va se propager dans toute la paroisse.

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4) Expression libre :

B : Pour l’instant rien d’autre à ajouter

P : À bientôt !

L. et M. : Tout va bien !

C : D’abord, un grand merci pour la mise en route de ce projet ! C’est différent de ce que j’ai vécu ailleurs, mais j’y retrouve cet aspect de partage, de recevoir des autres, de réciprocité et de connaissance les uns des autres : non seulement de « ce que tu fais dans la vie » mais aussi de « ce qui te donnes vie ».
Inscrite à la CCBF, j’ai vu passer il y a quelques mois une proposition de création de groupes locaux autour de la Parole, avec l’aide de Roselyne Dupont-Roc et ça me faisait fort envie. Je n’ai pas osé en parler à l’époque, parce que nous étions dans les balbutiements du « laboratoire » et que j’avais l’impression que ça n’intéresserait pas. Et puis j’étais dans des problèmes de santé. Maintenant, j’y repense, comme un lieu où il y aurait une croissance possible, non pour faire avancer nos idées, pour obtenir quelque chose mais pour partager la Parole comme un pain… et mieux la connaître, encore et encore.
Il me semble qu’il y a une règle déontologique : éviter absolument de mettre la main sur la Parole, de l’utiliser pour demander ce qu’on voudrait obtenir : une prise de position sur une question d’actualité (aller à la manif X…), un engagement (s’inscrire pour fleurir l’église) ou ouvrir son porte-monnaie (donner à la quête).
Ce n’est pas facile, car chacun commente avec ce qu’il est, ses convictions, et peut-être que je le fais moi-même sans m’en rendre compte. En même temps j’aime bien le parti que tu as pris de laisser chacun libre.
Et les autres, qu’en pensent-ils/elles ?

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[1Au 2 juin les « commentaires du jour » arrivent en 4e position des articles les plus lus :
1er : Le Bulletin : 12,7%
2e : les célébrations (photos) : 12,1%
3e : les temps forts (photos) : 10,9%
4e : Les Commentaires du jour : 6%