Le commentaire du jour

Mercredi 6 mai 2020 : Jn 12, 44-50 Enregistrer au format PDF

Mercredi 6 mai 2020 — Dernier ajout mardi 5 mai 2020

Le passage de l’évangile de Jean que la liturgie offre aujourd’hui occupe une place charnière entre l’entrée triomphale à Jérusalem et le récit du lavement des pieds.

Jésus lui-même récapitule en quelque sorte tout ce qu’il vient de dire et de faire au cours de sa vie publique, de sa prédication, des signes qu’il a posés et annonce le sens des évènements dramatiques qui vont advenir. Jésus conclue donc le temps des signes pour ouvrir le temps de la gloire.

Pour souligner l’importance de son propos, Jésus lance un cri. Il crie que pour celui qui croit en Lui, la correspondance est totale entre Lui et le Père.

Plus tard dans ce même évangile de Jean Jésus répondra à Philippe qui me voit, voit le Père (Jn 14, 9).

Nous trouvons donc ici rassemblés des éléments centraux de notre foi : Jésus est l’envoyé du Père et sa mission est de rendre le Père visible pour sauver le monde, pour lui donner la lumière et la vie éternelle.

Toute la vie, l’action de Jésus, son enseignement, le don de sa vie, sa Passion sont éclairés par cette conscience profonde qu’il est l’Envoyé, celui qui vient dans le monde, pour nous révéler, nous dévoiler qui est Dieu !

Et nous avons chacun à nous situer face à cette offre de salut. Notre manière d’accueillir de croire ou de ne pas croire Jésus est une manière d’accueillir Dieu lui-même et elle nous engage, nous juge au fond.