Edito

Mai 2011 : Marie, Jean-Paul II et la Bretagne Enregistrer au format PDF

Lundi 2 mai 2011 — Dernier ajout mercredi 2 août 2017

Voici venu le joli mois de mai ! Le mois de Marie, cette année 2011, prend une coloration toute particulière avec la béatification par Benoît XVI de son prédécesseur, le Pape Jean-Paul II, de vénérable mémoire. Pour les plus âgés, nous nous souvenons tous de l’immense espoir qui naquit lors de l’élection du cardinal de Cracovie Karol Wojtyla au trône de Pierre.

C’est qu’en 1978 déjà, la pauvre Église catholique paraissait, surtout en Europe, comme à bout de souffle, secouée d’innombrables crises internes et ballotée par les vents contraires du monde.

Ce pape, jeune alors - il n’avait que 58 ans - venu des pays de l’Est, de Pologne, redonna un souffle extraordinaire à toute l’Église et l’on n’a pas fini d’écrire sur l’importance déterminante de ce pontificat, long de 27 ans, et tout entier traversé par l’image de la Vierge Marie et que le pape lui-même avait voulu confier à cette Reine du Ciel. On se souviendra de ses pèlerinages à Lourdes et à Fatima.

Mais laissons Jean-Paul II parler : « au cours de son histoire, le peuple de Dieu a fait l’expérience de ce don fait par Jésus crucifié : le don de sa mère. La très Sainte Vierge est véritablement notre mère, qui nous accompagne dans son pèlerinage de Foi, d’Espérance et de Charité vers l’union toujours plus intense avec le Christ, l’unique sauveur et médiateur du salut » (cf : Vatican II, Lumen Gentium § 60 et 62).

Comme on le sait, dans ses armoiries épiscopales qui sont l’illustration symbolique du texte qui vient d’être cité, la devise Totus tuus s’inspire de la doctrine de saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Ces deux paroles expriment l’appartenance totale à Jésus par Marie : Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt, écrit saint Louis-Marie et il traduit : Je suis tout à vous et tout ce que j’ai vous appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre Sainte Mère (Lettre aux familles monfortaines § 1).

Alors en ce joli mois de mai, par l’intercession du bienheureux Jean-Paul II, laissons-nous adopter par Marie.

Et les bretons n’ont-ils pas rivalisé avec les Polonais et les Irlandais dans l’amour porté à la Vierge Marie, mère de Dieu et mère des hommes ? Dans quelle église, quelle chapelle n’est-elle pas représentée et ne l’invoque-t-on pas ? Et que dire de nos merveilleux cantiques dédiés à la mère du Sauveur et qui sont si pleins de confiance, et de tendresse et que dire des innombrables vocables sous lesquels elle est invoquée…

Da Vari meuleudi
E pevar c’horn ar vro
Hon breizh-ni zo dezhi
Ha dalc’hmat e vezo.
 
À Marie la louange
Aux quatre coins du pays
Notre Bretagne est à elle
Et le sera toujours.