Le commentaire du jour

Mardi 2 juin 2020 : Mc 12, 13-17 Enregistrer au format PDF

Mardi 2 juin 2020 — Dernier ajout lundi 1er juin 2020

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, serait ce qui distingue le disciple de Jésus des autres citoyens. Ne serait-ce pas ce qui s’est réellement passé suivant les époques et les régimes politiques ? Il est clair qu’un « chrétien » ne peut avoir la même perception du respect à « César » si il est en régime autoritaire voire dictatorial ou s’il est en démocratie malgré les défauts inhérents à tous types de régime. Ses moyens d’actions légaux sont bien différents, voire inexistants dans certains cas et par contre possibles, utiles et citoyens dans d’autres. Combien de fois , dans l’histoire, le commandement de Dieu, fondamental, inhérent à l’AMOUR tu ne tueras pas a été violé par des gens d’Église mettant « César » en priorité !

La période que nous vivons peut faire réfléchir à notre action éventuelle d’« obéissance » aux règles strictes énoncées ou à contester celles ci au nom de la liberté individuelle…

le plus grand des commandements c’est d’aimer ton Dieu… et le second qui lui est égal c’est aimer ton prochain comme toi-même" (St Marc 12, 28b-34).

La question que l’on peut se poser devant les décisions des gouvernants qui ont restreint la « liberté religieuse » à travers par exemple l’interdiction de pratiquer le culte dans les églises, est : est-ce que ces règles de l’Église sont celles de Dieu ? . Est ce que le risque sur la Santé de notre prochain n’est il pas plus important et proche de la volonté de Dieu ? À chacun(e) d’y répondre en conscience.

Jésus nous demande, me semble-t-il, dans sa réponse d’être des acteurs aussi bien au niveau des « commandements » de Dieu qu’au niveau de notre participation concrète dans la société, pour l’accès au Bien Commun pour tous…. avec les moyens légaux , voire parfois « illégaux », mais non violents, à notre disposition.