Le commentaire du jour

Lundi 20 avril 2020 : Jn 3, 1-8 Enregistrer au format PDF

Lundi 20 avril 2020 — Dernier ajout jeudi 18 juin 2020

« Naître d’en haut » : cette expression voudrait-elle nommer quelque chose d’inaccessible à l’être humain ? Le verbe « naître » nous donne la piste à suivre, bien humaine. La spiritualité ne se trouve pas dans des ’’hauteurs’’ inconnues, mais dans la pâte humaine, au creux des autres, là où se trouve Dieu. Et c’est la foi qui nous y mène.

Le mouvement d’enthousiasme qui a saisi Nicodème devant l’action de Jésus n’est pas encore la foi. Car la foi est l’acceptation du témoignage de Jésus sur Dieu et son projet. Elle est une autre vie, transformée .

La chair, l’homme avec ses possibilités matérielles et intellectuelles, fût-il maître en religion, n’en a pas le pouvoir. Cette transformation vient d’ailleurs.Surprenante et mystérieuse comme le vent, l’Esprit. Elle évoque un événement dont Dieu seul à l’initiative et le secret.

Celui qui s’ouvre à l’Esprit, qui accepte d’être régénéré par le baptême, d’être transformé en fils de Dieu, peut croire à cette nouvelle vie que Jésus révèle et dont l’Esprit est la source : il en vit ! Saurons nous reconnaître « dans le doux murmure d’une brise légère » la présence de l’Esprit qui nous fait ’’renaître’’, pour que nous puissions annoncer la Bonne Nouvelle qu’est Jésus Christ, en vivant son évangile dès aujourd’hui.