Le commentaire du jour

Lundi 1er juin 2020 : Mc 12, 1-12 Enregistrer au format PDF

Lundi 1er juin 2020

Le chapitre 11 relatait l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Un chapitre plus tard, Jésus, par une comparaison, une parabole, annonce sa mort prochaine. Cette parabole met en scène un propriétaire, des vignerons et des envoyés. Face au propriétaire de la vigne (symbolisant le peuple d’Israël) qui incarne le don, la confiance, la sollicitude bienveillante, se dressent les vignerons qui sont tout entiers dans le refus : refus du don qui leur est fait, refus de se reconnaître débiteurs, un refus qui conduit à la mort.

Cette parabole évoque l’histoire du peuple d’Israël : Dieu n’a cessé d’envoyer des prophètes pour parler en son nom et maintenir l’Alliance avec son peuple. Mais ces prophètes ont souvent été peu ou pas écoutés, voire maltraités. Le temps est venu où Dieu envoie son propre fils, son bien-aimé. Don suprême qui se heurte au refus suprême : la mise à mort du Fils. Scribes et grands prêtres qui manifestent une hostilité grandissante à l’égard de Jésus se reconnaissent dans ces vignerons. Gardiens de la Loi, ils pensaient que seul son respect était chemin vers Dieu.

Et nous ? Ne leur ressemblons-nous pas parfois quand nous nous attachons davantage aux rites et aux pratiques (certes importants) plutôt qu’à l’attention et au service des plus fragiles ? Jésus nous révèle qu’aimer le Père, c’est accueillir son amour donné en son Fils, un amour miséricordieux qui nous précède toujours et qui n’attend pas que nous soyons méritants. Alors, avec confiance, ouvrons-Lui toutes grandes les portes de notre cœur !