Edito

Janvier 2014 : La joie de l’Évangile Enregistrer au format PDF

Mardi 31 décembre 2013 — Dernier ajout vendredi 4 août 2017

Pour clôturer l’année de la foi initiée par son prédécesseur Benoît XVI, le Pape François a publié fin novembre sa première exhortation apostolique intitulée Evangelii Gaudium, c’est-à-dire « La joie de l’Évangile ». C’est un texte dense qui donne du souffle et qui encourage en ces temps où nous sommes parfois gagnés par la morosité. Avec lucidité et un souci d’être concret, le Pape développe sa conception de l’évangélisation et dessine les lignes directrices qu’il veut donner à son pontificat. Il rappelle la grande et unique vocation de l’Église : annoncer la joie de croire. En s’adressant à tous les baptisés, le Saint Père invite à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par la joie. Il s’agit, précise-t-il, de porter autour de soi, avec une ferveur et un dynamisme renouvelés, l’amour du Christ pour tous en se gardant de l’enfermer dans nos schémas ennuyeux (n°11).

Pour répondre aux défis de l’évangélisation dans le contexte complexe que nous connaissons aujourd’hui, la lecture de cette exhortation apporte des éclairages stimulants. Je me suis tout particulièrement arrêté sur le dernier chapitre du document (tout en vous encourageant fortement à le lire dans son ensemble). Dans cette partie, le Pape évoque les « évangélisateurs avec esprit », ceux « qui s’ouvrent sans crainte à l’action de l’Esprit-Saint » de qui nous recevons la force d’annoncer la nouveauté de l’Évangile avec audace, à voix haute, en tout temps et en tout lieu, même à contre-courant (n°259). Dans notre rapport au monde – insiste le Pape François – nous sommes invités à rendre compte de notre espérance, mais non pas comme des ennemis qui montrent du doigt et condamnent (n°271). L’acte missionnaire, c’est chercher le bien du prochain et désirer le bonheur des autres, « cette ouverture est source de bonheur » (n°272). Bien sûr, les chemins d’évangélisation sont toujours à rechercher, il n’existe pas de recette toute faite et l’on pourrait se décourager face aux échecs ou aux faibles résultats. Cependant, le Saint Père rappelle que la fécondité est souvent invisible, insaisissable, elle ne peut être comptée (…) Nous savons seulement que notre don de soi est nécessaire (n°279).

Annoncer et vivre l’Évangile, c’est permettre à cette joie profonde dont Dieu est la source de rejoindre tous ceux qui l’attendent, la cherchent, l’espèrent, parfois sans en être très conscients.