Eclairage

La Fête de la Rencontre Enregistrer au format PDF

Samedi 2 février 2019 — Dernier ajout jeudi 31 janvier 2019

Quarante jours après Noël, nous célébrons le 2 février, « la Présentation du Seigneur au Temple » : Jésus va à la rencontre de son peuple. Chez les chrétiens d’0rient, cette fête est désignée comme la “Fête de la Rencontre".

Siméon et l'enfantElle n’a pas encore vingt ans et pourtant la voilà, jeune accouchée, venant selon la Loi de Moïse avec Joseph son époux, présenter au Temple son nouveau-né et satisfaire au rite de purification (Lv 12, 2-4) dit des relevailles, qu’ont encore connu nos mères.

lls pourraient s’attendre à être accueilli par un grand-prêtre du Temple ! Eh bien non, seul un couple de vieillards est présent, et ils ont bien quatre fois l’âge de la jeune femme. Le vieil homme est de ceux dont on dit qu’ils sont « justes et pieux », l’Esprit-Saint lui a même soufflé à l’oreille qu’il verrait le Salut d’Israël avant de mourir ; la femme elle, est une prophétesse.

Marie et Syméon

Toul les sépare apparemment : Marie la jeune maman, une galiléenne dont on connaît juste le nom, vient de vivre une histoire pas banale. L’Esprit-Saint ne s’est pas contenté de lui souffler quelque chose, il est venu sur elle et il a bouleversé sa vie en faisant naître en elle cet enfant. Syméon le vieil homme de Jérusalem qui l’accueille est issu d’un peuple qui traîne derrière lui une longue histoire faite d’attente du Salut.

Et pourtant ces deux-là se rencontrent parce qu’un mot et une vocation commune les rassemble : le service. En répondant Je suis la servante du Seigneur, Marie a signé le début de sa mission. Serviteur fidèle depuis longtemps, Syméon vient de comprendre à la vue de l’enfant, que la sienne se termine puisque ses yeux ont vu le Salut qu’il attend, et qu’iI reconnaît en lui le Messie lumière pour éclairer les nations. ll peut maintenant s’en aller en paix (Lc 2, 29-32) . Mystérieusement la vie qui finit se laisse toujours attendrir par la vie qui commence, et voici qu’autour d’un enfant, des jeunes prennent conscience de leur mission, tandis que des anciens rendent grâce pour la leur qui s’achève. Sans se polariser vers le passé ni même vers l’avenir, ils vivent l’aujourd’hui de Dieu en tenant Jésus dans leurs bras, dans leurs mains, en un geste de communion.

La chandeleur et les crêpes

Plusieurs noms caractérisent le 2 février : présentation, circoncision, purification, mais aussi chandeleur… un mot qui sent bon la crêpe l La chandeleur ou fête des chandelles si elle évoque aujourd’hui Jésus lumière du monde est née d’un rite païen : les Celtes parcouraient les champs flambeaux à la main en procession, pour purifier la terre avant les semailles. La farine ancienne était utilisée pour la confection de crêpes rappelant le soleil des jours qui allongent par leur forme ronde et leur couleur dorée. Cierges

Contrairement à beaucoup de grands-mères, la mienne n’était pas une grande cuisinière, mais elle savait faire les crêpes, et pour rien au monde n’aurait failli à la tradition du 2 février qui consistait à faire sauter la crêpe de la main droite en tenant une alliance d’or dans la main gauche et à la faire atterrir sur le haut du buffet de la cuisine pour avoir du bonheur dans la maison.

Nunc dimittis

Chanté tous les soirs avant le repos de la nuit à l’office de Complies par les consacrés que nous fêtons aussi ce jour, le Cantique de Syméon est le chant de la rencontre personnelle avec Dieu dans l’abandon et la confiance.

Vos témoignages

  • 3 février 2019 19:29

    Marie-Anne, pour bien faire, il faut que tu apprennes à faire des crêpes, et alors tu pourras dire ton « nunc dimittis… » Bon, on t’aidera à les manger !