Le commentaire du jour

Jeudi 4 juin 2020 : Mc 12, 28b-34 Enregistrer au format PDF

Jeudi 4 juin 2020 — Dernier ajout mercredi 3 juin 2020

Une vraie rencontre : ce n’est pas pour le tenter [1] que le scribe entre en dialogue, et non en polémique, avec Jésus, car il apprécie sa manière de répondre, comme Jésus conclura en appréciant la sagesse du scribe. Dans ce cadre, le dialogue progresse comme une danse autour du grand commandement. Quand il entend Écoute Israël… », le scribe reprend les mots de Jésus, non pour les détourner, mais parce qu’ils font écho en lui, intérieurement, à sa prière quotidienne [2]. Et ce qui marque à la fois l’accord du scribe et sa singularité, c’est sa traduction : Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là devient [cela] vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. Ainsi, il définit l’Amour de Dieu en citant à son tour les Écritures [3] tel le psalmiste qui déclare :

« Tu ne voulais ni offrandes ni sacrifices,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : Voici, je viens [4].
Donne-moi, Seigneur, de faire ta volonté au creux de ma vie quotidienne.

[1Mt 22, 35, Lc, 10, 25.

[2Dt 6, 4-5 ; Lv 19, 18.

[3Os 6, 6.

[4Ps 39, 7-8.