Le commentaire du jour

Jeudi 21 mai 2020 (Ascension) : Mt 28, 16-20 Enregistrer au format PDF

Jeudi 21 mai 2020 — Dernier ajout mercredi 20 mai 2020

La solennité d’aujourd’hui célèbre le court article de notre Credo qui dit : il est monté au ciel ; il est assis à la droite du Père. Que nous apporte donc de plus l’Ascension du Christ ? Sa résurrection ne suffirait-elle pas ? Pourquoi Jésus n’est-il pas resté visiblement parmi nous jusqu’à la fin du monde, pour réaliser ce que les apôtres lui demandent dans la première lecture : rétablir la royauté en Israël ?

L’Ascension clôture un temps, où les disciples ont rencontré le Christ ressuscité. Il les a préparés à son départ. Ce fut l’ultime temps de formation, d’apprentissage de leur mission. Pierre a été confirmé dans son rôle de chef de l’Église. Et pourtant, la question des apôtres nous montre qu’il n’ont pas encore tout compris, malgré la Résurrection, malgré le fait que Jésus ait passé quarante jours à « leur parler du Royaume de Dieu ». Et l’évangile nous le confirme, puisqu’il y est dit que « certains eurent des doutes ». Certains apôtres attendent encore le Messie terrestres dont ils ont toujours rêvé. L’Ascension est donc là pour qu’enfin les apôtres, puis les disciples de Jésus, ne se trompent plus sur ce que Dieu leur promet : en les quittant, Jésus nous montre définitivement que son Royaume n’est pas de ce monde, que notre espérance doit aller plus loin. Et peut-être que si le Christ était resté parmi nous, notre horizon aurait été trop limité à cette terre. Jésus, une fois de plus, a répondu au-delà des espérances des apôtres : eux pensaient encore à un règne terrestre. Jésus va leur montrer que ce règne dépasse les limites du temps et de l’espace (…)

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