Le commentaire du jour

Jeudi 11 juin 2020 : Mt 10, 7-13 Enregistrer au format PDF

Jeudi 11 juin 2020

En mémoire de Barnabé, la liturgie nous emmène plus loin dans l’évangile de Matthieu, dans le discours apostolique de Jésus qui a appelé ensemble des hommes très divers et les envoie en mission. Cinq injonctions en définissent les contours : proclamez que le Royaume des Cieux s’est approché, guérissez les plus fatigués, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. C’est exactement ce que Jésus a fait… N’est-ce pas un peu fort pour nous ? Quel sens cela peut-il avoir aujourd’hui ? Marcher à la suite de Jésus : nous demande-t-il de rendre la santé aux malades et la vie aux morts ? Je ne le crois pas, mais se tenir aux côtés de ceux qui sont accablés, les écouter, honorer le besoin de tout homme de prendre part à la vie, regarder chaque homme et femme non comme identifié à son handicap ou à ses échecs, mais dire, en mots et en gestes, C’est bien que tu sois là, accueillir sans condition et déconstruire les fausses images de Dieu, n’est-ce pas cela réconforter, purifier et ramener à la vie ? Pas simple, pourtant, c’est une conversion constante

Et quelle est la méthode ? En pur don…
Et les moyens ? Sans, 7 fois. L’insistance est forte. Là encore, Jésus nous demande-t-il de marcher pieds nus ? On dit que, pour réussir dans la vie, il vaut mieux avoir un bagage… Mais la Parole de Dieu n’est pas une possession. Et si nous nous croyons arrivés, détenteurs de solutions, comment témoigner que nous sommes en chemin, accepter nos limites, entendre ce que nous dit l’Esprit et partager ce que nous recevons du Seigneur ? La paix, sans laquelle la communion n’a pas de sens, et qui ne s’impose pas, nous avons à la porter, mais elle ne vient pas de nous-mêmes. Merci, Seigneur, pour la paix que tu mets dans les cœurs.