Dimanche 5 avril 2020 - Dimanche des Rameaux Enregistrer au format PDF

Samedi 4 avril 2020 — Dernier ajout dimanche 26 avril 2020

Célébration des Rameaux

Au préalable, on peut couper des rameaux qui seront apportés lors de cette célébration et déposés dans votre coin prière. Plus tard, ces rameaux pourront être apportés lors de la célébration paroissiale d’après confinement pour être bénis.

La célébration peut débuter à la porte de la maison ou de l’appartement, si c’est possible. On se dirigera ensuite vers le lieu de la prière.

On se munit d’une croix ou d’un crucifix qui peut être confiée à un des participants.

Couleur liturgique : rouge

Ouverture liturgique

La célébration commence par un court temps de silence pour se mettre en présence du Seigneur. Puis on fait le signe de la croix.

La signe de la Croix

En communion avec les autres chrétiens qui entrent en semaine sainte, on peut alors dire l’invitation suivante :

« Pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs par la prière, la pénitence et le partage ; et nous voici rassemblés au début de la semaine sainte, pour commencer avec toute l’Église la célébration du Mystère pascal.

Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter.

Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie. »

On se dirige ensuite vers le lieu préparé pour la prière. La croix y est déposée et mise en valeur.

On peut chanter une acclamation : Hosanna !

Écouter la Parole

L’entrée messianique de Jésus à Jérusalem signe l’étape ultime de son chemin pascal. Désormais, il convient de faire les derniers préparatifs de la Pâque, qui accomplissent ceux réalisés tout au long de sa mission en Galilée. Parce que durant la semaine sainte le baptisé suit les pas de son Seigneur, il découvre qu’il se prépare chaque jour à suivre le Christ vers sa Pâque.

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’.

Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? »

Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

On peut également lire l’Évangile de la Passion (Mt 26, 14 – 27, 66)

Homélie

Chers frères et sœurs en Christ,

Quelle étrange semaine sainte allons-nous vivre !

Nous qui sommes habitués à nous retrouver en ces moments de fêtes pascales pour suivre le Christ pas à pas dans son chemin de la mort vers la vie, nous qui éprouvons le besoin naturel de faire corps ensemble pour faire corps avec Lui, nous sommes obligés de rester confinés chez nous dans une distanciation sociale qui est à l’opposé de notre « grammaire chrétienne » (cf. Luc Forestier récemment dans les colonnes de « La Croix » du 31-3-2020) !

Comme tous les ans, la Semaine sainte nous fait replonger au cœur de notre foi. Et cette année, elle nous conduit au plus fort de cette crise sanitaire à éprouver dans notre propre chair ce que le Christ a vécu. Notons que les épidémiologistes fixent à la semaine prochaine la probabilité d’atteindre le pic de l’épidémie qui coïncidera peut-être, pour nous français, précisément avec les fêtes de Pâques !

Croyants en la résurrection, sans laquelle notre foi est vaine, nous avons aujourd’hui, peut-être plus que jamais, à témoigner de la vie plus forte que toutes les formes de mort. C’est dans la Parole de Dieu que nous pouvons trouver les clés qui nous aideront à déceler, au plus profond de ces circonstances dramatiques, des germes d’espérance.

Le chemin de compagnonnage au côté du Christ que la semaine sainte nous propose nous fait percevoir que le Christ nous rejoint et nous révèle, qu’il nous surprend et nous devance.

Le Christ nous rejoint et nous révèle

Dans les toutes premières lignes de son Évangile, Jean annonce :

Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jn 1, 14).

La foi chrétienne, nous le savons, ce n’est pas une idéologie, un ensemble de règles éthiques ou morales, si belles et si pertinentes soient elles, ce n’est pas une philosophie, c’est fondamentalement l’attachement à une personne : Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu fait homme, né, mort et ressuscité.

Le salut auquel Dieu appelle tous les hommes s’est donné à voir, à entendre, à toucher dans le corps d’un homme. Un homme qui, avant de donner sa vie, nous a donné de partager son corps et son sang pour que nous devenions à notre tour son corps présent aux autres, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

La semaine sainte nous parle abondamment du corps de Jésus : un corps acclamé, un corps au pied de ses frères, un corps qui mange, boit, bénit, partage, un corps qui supplie, qui est saisi par l’angoisse, un corps maltraité, bafoué, conspué, un corps dénudé, supplicié, un corps qui se donne et qui pardonne, un corps qui expire mais un corps qui se montre à la fois présent et tout différent.

Dans un moment de grande inquiétude et de grande tension, il est bon de pouvoir reconnaître dans notre propre vie, dans celle de nos proches, dans celles de ceux qui luttent contre la maladie, dans celles de ceux qui prennent soin des autres, dans ceux qui sont laissés pour compte, les attitudes, les gestes que Jésus lui-même a eus au cours de ses dernières heures de vie terrestre.

Car lui, qui a endossé notre humanité, nous ouvre par sa mort et sa résurrection une brèche vers la vie en Dieu. Sa vie, sa mort et sa résurrection annoncent notre propre salut.

"Si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne (dans le baptême), nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne (Rom 6, 5).

Le Christ nous surprend et nous devance

Dès son arrivée triomphale à Jérusalem, un détail dénote. Celui qui est acclamé par la foule est monté sur une ânesse : drôle de monture pour un personnage que toute la foule salue comme l’envoyé de Dieu !

La surprise sera encore plus grande, le scandale plus choquant quand Pilate désignera comme « Roi des juifs » celui qui agonise sur le bois de la croix.

Mais la surprise sera superbe dans le cœur de tous ceux qui reconnaîtront le Christ Vivant à ses appels, à ses signes, à ses gestes dont la fraction du pain !

Si nous pouvons nous reconnaître dans les gestes de Jésus avant Pâques, nous devons aussi nous laisser surprendre par son nouveau mode de présence.

Cette épidémie aura maltraité nos corps, elle aura bouleversé notre corps social et notre corps ecclésial mais notre foi en la résurrection doit ouvrir notre regard pour deviner les signes de la résurrection déjà présents et pour inventer de nouveaux modes de relations plus respectueux, plus humains, plus fraternels.

Il est frappant que, en quelques jours, la tyrannie de la finance ait cédé la place à l’impératif de la santé publique. Il est rassurant de voir comme des solidarités nouvelles se développent, de réaliser que ce sont les métiers les plus modestes qui permettent au pays de continuer à vivre. Il est bon de reconnaître que la dépense publique est le gage de la solidité du lien social…..

Frères et sœurs, ce temps inédit peut devenir pour nous tous, y compris dans nos relations communautaires, une opportunité pour mieux reconnaître le corps du Christ souffrant dans tous nos corps malmenés et pour mieux être disponibles à la nouveauté de son corps ressuscité dans les progrès que nous saurons faire advenir dans nos relations entre nous et dans notre monde.

Amen.

Prière Universelle

R/ Jésus, Sauveur du monde, écoute et prends pitié

Face à la pandémie du virus,

  • prions pour l’Eglise, qu’elle porte sa croix derrière le Christ à travers ses pasteurs et son peuple, en témoignant de l’amour de Dieu au cœur de la détresse humaine.

Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie,

  • prions pour les gouvernements, que leurs décisions aient toujours en vue le bien pour de tous les peuples,
  • prions pour le corps médical en première ligne dans la lutte contre cette maladie, que Dieu les guide et les garde.

Seigneur, nous t’en prions.

Face à la pandémie,

  • prions pour les personnes seules, isolées ainsi que les plus éprouvées, que la tendresse de Dieu soit avec elles, 
  • prions pour chaque famille humaine durant ce temps du confinement, que Dieu aide ses membres à s’écouter, à s’aimer comme Dieu les aime, tout particulièrement pour les jeunes en ce dimanche, journée mondiale de la jeunesse.

Seigneur, nous t’en prions.

 Face à la pandémie,

  • prions pour chaque chrétien, qu’il et qu’elle prenne son temps de prière en silence pour recevoir le courage, la joie dans la foi, à marcher avec le Christ vers la croix, tout au long de cette semaine qui nous mène à la victoire de Pâques,

Seigneur, nous t’en prions.

Adaptation à partir de la source :

Jardinier de Dieu : http://jardinierdedieu.fr/priere-universelle-messe-rameaux-et-passion.html

Prière universelle

Nous confions au Seigneur les défunts de notre paroisse décédées cette semaine, et dont les obsèques doivent être célébrées dans la stricte intimité familiale :

  • Anis (Robert) GENDRON, lundi 30 mars à St-Yves, Lannion
  • Monique GRELET, mardi 31 mars à Brélévenez
  • Lucie VOIRIOT, mardi 31 mars à Servel
  • Alice GRANDCOIN, mercredi 1er avril au cimetière de Ploulec’h
  • Danielle GEFFROY, lundi 5 avril à Pleumeur-Bodou
  • Michel BEUVANT, mardi 6 avril à Caouënnec-Lanvézéac

Action de grâce

Nous pouvons ensuite rendre grâce au Père par la prière suivante qui introduira au Notre Père :

« C’est pour te rendre grâce, Dieu Notre Père, Que nous élevons notre cœur et le tournons vers toi. En ce jour où nous faisons mémoire De l’entrée de ton Fils à Jérusalem, Nous te bénissons d’être la source de notre salut.

Alors qu’il était innocent, il a voulu souffrir pour les coupables, et, sans avoir commis le mal, il s’est laissé condamner pour les criminels ; sa mort a effacé nos fautes et sa résurrection a fait de nous des justes.

C’est pourquoi nous voulons te prier avec confiance : Notre Père…

Prière Finale

Dieu éternel et tout-puissant,

pour donner au genre humain un exemple d’humilité,

tu as voulu que notre Sauveur prenne chair et qu’il subisse la croix :

accorde-nous, dans ta bonté,

d’accueillir le témoignage de sa force dans la souffrance et d’avoir part à sa résurrection.

Amen.

Prière diocésaine pour les vocations

Seigneur Jésus, aujourd’hui comme hier, tu ne cesses d’appeler des jeunes et des adultes de tous âges à te suivre.

Entends nos communautés chrétiennes qui te prient avec confiance pour les vocations.

Éclaire, fortifie et soutiens ceux que tu appelles à t’aimer et à te consacrer leur vie pour le service des autres et pour l’annonce de ton évangile.

Nous te le demandons à toi qui es vivant pour les siècles des siècles !

AMEN

On peut chanter le chant suivant ou un autre adapté aux participants :

Ô croix dressée sur le monde (H 30 ; J. Servel / air breton et C. Geoffray / Mame) couplets 1 et 2.

DES ŒUVRES HISTORIQUES DE MUSIQUE SACREE POUR AIDER A LA MEDITATION :