Le commentaire du jour

Dimanche 3 mai 2020 : Jn 10, 1-10 Enregistrer au format PDF

Dimanche 3 mai 2020 — Dernier ajout lundi 4 mai 2020

Voici un dimanche de plus au cours duquel nous ne pourrons pas nous rassembler pour célébrer le Christ ressuscité. Le temps se fait long et nous sentons que notre fraternité paroissiale ne peut pas se vivre seulement en pensées et en paroles. Elle a besoin de se vivre en actes.

Certes, nous nous téléphonons probablement un peu plus que d’habitude. Nous essayons de prendre des nouvelles, du moins de ceux que nous connaissons bien. Nous pensons aussi aux autres que nous connaissons moins bien ou pas, les anonymes du dimanche, ceux que l’on connaît de vue, à qui l’on dit bonjour rapidement, ou avec qui l’on échange juste un sourire et que l’on serait bien content de retrouver. Il y a aussi ceux à qui nous pensons plus fort qu’avant et qui trouvent le temps plus long encore, seul chez eux, ou en maison de retraite, à l’hôpital…

Certes notre prière familiale, personnelle, conjugale ou communautaire nous tourne les uns vers les autres et nous permet de ne pas perdre tout à fait le fil de notre fraternité. Peut-être d’ailleurs que ce confinement nous a rendu plus acteurs de notre vie spirituelle, plus responsable de notre amitié avec Dieu et avec ceux qui nous entourent. Peut-être nous a-t-il permis de découvrir ou de redécouvrir la joie de prier en couple, en famille ; la joie de l’oraison, d’une prière dite ensemble dans le salon, la chambre, le jardin… Peut-être nous sommes nous dits qu’à notre sortie de confinement notre engagement aux côtés des personnes isolés, des plus pauvres, des voisins, des migrants devra devenir plus concret parce que ce confinement nous a peut-être révélés un peu absent de ces liens si nécessaires aux yeux de Dieu. Il y a tant d’hommes et de femmes qui ont besoin d’aide et d’attention, et les projections sociales et économiques à venir ne sont, selon toute vraisemblance, guère réjouissantes. Ne sous-estimons pas non plus, si cela nous est donné, ce que nous vivons en famille, en couple, en communauté, sous un même toit. Tout cela nous donne de conjuguer notre baptême de bien des manières dans la patience, la connaissance de l’autre, de soi (…).

Voir en ligne : Le texte complet de l’homélie