Décembre 2019 : « Veillez donc… » Enregistrer au format PDF

Samedi 30 novembre 2019

L’Avent, l’attente… Ce mois tant attendu des enfants où nous les voyons devenir parfois trop impatients à l’approche de Noël. Nous sommes dans ce monde et nous échappons difficilement, à la fébrilité ambiante. Nous attendons (peut-être) le sapin, les cadeaux, les vacances, la fête …

Mais l’attente des chrétiens est d’une autre substance. Elle est faite de « ce sans quoi rien ne se peut », l’événement sans lequel la résurrection ne peut être, la naissance du Christ.

« Attente » est un mot qui vient du latin ad-tendere, qui signifie tendre vers. Le mot « attention » a la même origine.

« Veillez donc… », nous dit Saint Luc, ce premier dimanche de l’Avent et veiller, c’est faire attention. Faire attention à Lui et ten-dre vers Lui en permanence, ici et maintenant pour l’éternité.

Tendre vers Dieu, c’est aussi tendre vers les autres. Tous ceux sans lesquels nous ne pouvons vivre : en famille, dans le monde, en paroisse. Nous sommes des êtres de relation et cela demande de l’attention : être attentif aux souffrances, aux joies, être à l’écoute de soi, des autres et de la Création, comprendre malgré nos différences, laisser nos a priori, nos jugements.

Bonne nouvelle, pour nous aider, l’Esprit de Dieu est toujours là. C’est le wifi de Dieu en libre accès, disponible en permanence, gratuit. En Anglais, wifi signifie « fidélité sans fil »… Il nous appartient d’établir et maintenir le contact pour Le laisser agir. Accès libre pour la compassion !

Porter attention, c’est donc, grâce à cette fidélité, mieux comprendre les autres, tous ceux qui ne vivent pas comme nous, ne pensent pas comme nous. Pas besoin d’attendre l’Avent pour ça, me direz-vous, et plus facile à dire qu’à faire…

Mais si nous regardons bien, un vrai chemin nous est suggéré dans le temps de l’Avent : veiller, prier, attendre, se préparer à ce qui va advenir.

Sans oublier l’annonce de la venue du Seigneur partout où nous pouvons être entendus, car il est difficile de garder pour soi ce qui rend heureux. C’est le sens de la Mission.

Le 24 décembre, nous célébrons la naissance du Christ. Nous le voyons tout petit, dans un grand dénuement, seulement une mangeoire pour berceau, sous le regard attentionné et aimant de Marie et Joseph. Ce sera alors pour nous tous, le moment de la fête, le soir du réveillon. Encore un mot qui nous parle d’éveil, et si nous en cherchons l’histoire, nous apprenons que « faire réveillon », c’est juste faire un tout petit repas très léger pour attendre la messe de minuit…

Bon chemin dans l’Attente !

Michèle Woiry-Colin Déléguée pastorale