Célébration du Jeudi Saint Enregistrer au format PDF

Mercredi 8 avril 2020 — Dernier ajout dimanche 26 avril 2020

Couleur liturgique : blanc.

Nous vous proposons de vivre la liturgie du Jeudi saint en deux temps :

  • La première partie se déroule autour de la table familiale dressée de manière festive. Le repas sera ponctué de 3 lectures bibliques.
  • La seconde partie se déroule dans l’espace que vous avez consacré à la prière pour célébrer ces Jours Saints. La célébration du Jeudi saint est orientée par la charité tant dans le lavement des pieds que dans le don de l’eucharistie, rites que nous ne vivrons pas en ce soir, mais dont le sens sera mis en valeur au cours de la soirée.

A 18h, les cloches des églises sonneront une dernière fois avant de se taire. Pour manifester notre communion dans la prière et dans l’espérance, nous pourrons allumer une bougie à notre fenêtre.

Les cloches, « rentrées de Rome », sonneront de nouveau samedi soir (à 20h30) pour annoncer la Résurrection du Christ.

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PREMIÈRE PARTIE

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1er temps

Rassemblés autour de la table, debout, après avoir tracé sur soi le signe de la croix, on peut prendre un chant. Par exemple : « La nuit qu’il fut livré » couplets 1 et 2.

Une fois le chant terminé, chacun prend place et quelqu’un fait la lecture.

Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14).
En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :

« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :

le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes.

Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.

Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.

Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail.

Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »
Parole du Seigneur.

Après un temps de silence, variable selon les situations, on peut commencer la première partie du repas.

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2e temps

Après ce premier temps du repas, on observe un court silence avant de chanter ou lire le psaume :

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Ensuite, on poursuit le repas.

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3e temps

De même, après un bref silence, on lit l’Évangile de Jean sur le lavement des pieds.

Lecture de l’Évangile selon st Jean (13, 1-15)
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon- Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
Acclamons la Parole de Dieu.

Après quoi, on chante : « Ubi caritas » (AELF / J. Berthier / Taizé) ou tout autre chant sur la charité.

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Homélie

Frères et sœurs,
Chers amis,

Tous les jours à 20h, un grand nombre d’entre nous sortent devant leur pas de porte ou se mettent à leur fenêtre pour applaudir et remercier le personnel soignant. Par la même occasion, ils remercient aussi tous ceux et celles qui œuvrent de façon souvent cachée pour que nous puissions continuer à vivre le mieux possible : les postiers, les éboueurs, les commerçants, les caissières, les personnels de nettoyage, les transporteurs, les policiers, etc. Ce sont des métiers souvent peu considérés et peu mis en valeur, mais qui ont cependant un dénominateur commun, celui du service, et dont nous découvrons que sans eux, rien ne fonctionnerait. Mais quel rapport avec le Jeudi Saint que nous célébrons ?

Aujourd’hui, nous faisons mémoire de la Cène, le dernier repas de Jésus avant sa Passion. Nous faisons aussi mémoire de ce que nous raconte saint Jean dans son Évangile : Jésus, le même jour et pendant le même repas, a lavé les pieds de ses apôtres. Ces deux événements sont indissociables et on ne peut séparer l’institution de l’Eucharistie du lavement des pieds. Habituellement, le prêtre lave les pieds de douze personnes, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux. Laver les pieds, c’est s’agenouiller devant la personne, quelle qu’elle soit, se mettre à son niveau et souvent descendre de son piédestal. C’est prendre soin de ce qu’elle a d’intime.

En ce moment, confinés comme nous le sommes, le lavement des pieds n’est plus possible. Faut-il déplorer l’absence de ce rituel ? Ou bien est-ce l’occasion de réfléchir à son sens ? Jésus a-t-il voulu instituer un rite à reproduire tel quel ou bien nous donner à réfléchir à ce que veut dire laver les pieds de son prochain ? Quand nous regardons comment il a vécu et ce qu’il a pu dire du ritualisme, c’est plutôt le deuxième choix qui s’impose, même s’il est bon de refaire le geste rituel pendant la célébration.

D’autres vivent aujourd’hui cela de façon dramatique : chez les soignants, c’est Jeudi Saint tous les jours. Le Père Laurent Lemoine, aumônier de l’hôpital Sainte-Anne à Paris dit : Qui ne voit que ce geste du lavement des pieds dont nous serons privés cette année, dont nous manquons douloureusement, crucialement, est sacramentellement accompli chaque jour, chaque minute dans ce grand hôpital de campagne qu’est devenu le monde, à moins que ce ne soit l’Église, puisque notre pape François se plaisait à décrire l’Église de Jésus-Christ comme un hôpital de campagne ? 

Ce soir-là, Jésus a montré qu’il n’y a pas d’eucharistie sans service des autres. Si nous communions au corps et au sang du Christ, ce n’est surtout pas pour le garder pour nous. Que se passe-t-il quand nous ne pouvons plus nous nourrir du corps et du sang du Christ ? Robert Mickens, le rédacteur en chef du journal La Croix International, a une réflexion intéressante sur ce que nous vivons. Il compare la situation actuelle à une famille séparée par des écrans. Les parents ont préparé le repas que tous attendent et le montrent à leurs enfants par écran interposé, ils le mangent devant eux et considèrent que ce repas a été virtuellement partagé avec eux. Quel sens cela a-t-il ?

Nous vivons quelque chose de semblable, et de complètement nouveau dans notre histoire. C’est l’occasion de nous repencher sur le geste de Jésus ce soir-là. Le pain a toujours été la base de la nourriture dans les populations du Moyen-Orient de ce temps-là, et encore maintenant. Le vin est de toutes les fêtes, il y a de nombreuses références dans la Bible  [1] ; le pain et le vin sont offerts à tous. Songeons que Judas lui-même a mangé du pain distribué par Jésus, de même qu’il a eu lui aussi les pieds lavés. C’est donc une nourriture qui nous fait entrer dans la vie du Christ quelle que soit notre condition.

« Devenez ce que vous recevez, vous êtes le corps du Christ »

chantons-nous souvent sur ces paroles de saint Augustin [2], tirées de saint Paul [3].

Saint Paul qui nous dit aujourd’hui : Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Et pourtant nous devons faire le jeûne du Corps et du Sang du Christ, de cette nourriture qui nous transforme. Il nous faut repenser notre rapport à l’Eucharistie. Nous nous rendons bien compte que ce n’est pas en multipliant les messes virtuelles que cela changera, et pourquoi ce jeûne ne serait-il pas celui de tous les baptisés ?

Dans son histoire, notre Église catholique a vécu bien des tourments et celui-ci n’en est qu’un parmi d’autres. Je repense à ce que disait Jésus à Nicodème dans l’évangile de Jean [4] Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. À l’écoute de l’Esprit qui nous invite à « scruter les signes des temps [5] », l’Église ne fera pas l’impasse sur une réflexion profonde de ce qu’est l’Eucharistie et de ses modalités, mais… laissons cela à un futur Concile !

En attendant, relisons le psaume d’aujourd’hui dans lequel une phrase fait particulièrement écho à ce moment que nous vivons : Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !. et le psalmiste de continuer : Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple. Dieu n’a pas voulu cette épidémie qui n’est en rien une soi disant punition divine, mais celle-ci nous force à réfléchir sur la façon dont nous traitons la nature, la biodiversité, les échanges mondiaux… Elle met notre sens de la fraternité et de la solidarité à l’épreuve.

Le lavement des pieds et l’institution de l’Eucharistie, célébrés aujourd’hui en cette semaine qui précède la mort et la résurrection du Christ nous rappelle que tout baptisé est prêtre, prophète et roi, c’est-à-dire qu’il prie le Seigneur, qu’il annonce sa résurrection au monde et qu’il sert ses frères, tout cela est indissociable.

Nous sommes dans une situation inédite à laquelle nous ne comprenons pas forcément tout, mais gardons en nous cette citation d’Isaïe [6] : Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime, […], ne crains pas car je suis avec toi. Et continuons aussi à prendre soin les uns les autres, en attendant la résurrection.

Amen.

Philippe Giron
Diacre permanent
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Prière universelle

Nous te présentons, Seigneur, les enfants réfugiés dans les camps de Lesbos en Grèce. L’épidémie de covid 19 les trouve bien démunis.

Donne-leur ta force pour affronter cette situation.

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour les enfants en France qui vivent ce temps de confinement en famille.

Que les liens ainsi tissés soient source d’espérance pour demain.

Que ce temps privilégié en cette semaine sainte soit l’occasion de te prier en famille.

Seigneur, nous déposons au pied de ta Croix toutes les personnes malades, et plus spécialement celles touchées par le Covid 19.

Viens les rencontrer dans leur épreuve, et protège de ce fléau les personnes âgées et toutes les personnes en contact avec les malades : le personnel médical, le personnel d’entretien, les bénévoles,...

Seigneur, nous déposons également au pied de ta Croix, les âmes des personnes décédées, qu’elles soient dans ta Lumière pour chanter la gloire de Dieu.

Viens visiter et consoler tous ceux qui ont perdu un être cher et qui n’ont pas pu l’accompagner dans ses derniers instants.

Pour les personnes seules qui reçoivent peu de visites afin que leur entourage se soucie de leur apporter une écoute téléphonique régulière, un soutien fraternel et qu’elles sachent qu’elles peuvent compte sur notre prière.

Seigneur, nous te prions.

Pour les personnes des hôpitaux, EHPAD ou autres établissements qui reçoivent et soignent les malades et qui sont en contact direct avec eux.

Que ces aides-soignants, infirmières, médecins, restent motivés, attentifs sans oublier de prendre soin d’eux-mêmes également.

Pour les familles mises à rude épreuve en ce moment, pour que les parents fassent preuve de patience et de courage, en particulier face à « l’école à la maison », et pour que les enfants puissent saisir sans angoisse l’enjeu de ce confinement, et afin que tous restent dans la paix, la confiance et l’espérance,

Seigneur, nous te prions.

Pour les femmes et les enfants qui subissent la violence au quotidien, dans leur famille et pour qui le confinement n’est que souffrance…

Pour que les personnes qu’ils croiseront peut-être au cours d’une sortie puissent être véritablement et immédiatement à l’écoute.

Seigneur, nous te prions pour toutes les personnes qui ont peur : peur de perdre un proche, peur de tomber malade ou de transmettre le virus, peur de la solitude et de l’isolement, peur de perdre leur travail… . 

Que ta lumière les enveloppe afin qu’elles trouvent auprès de toi la paix et le réconfort.

Seigneur, nous te prions pour notre communauté paroissiale.

Que tous les élans de solidarité, de fraternité qui ont jailli durant ce confinement, continuent à se développer. Que le désir et la joie d’être au service de son prochain habitent sans cesse nos cœurs.

Pour les enfants qui se préparent à leur première des communions, pour leurs familles, pour les catéchistes afin qu’ils découvrent sans cesse la joie d’accueillir, de connaître et d’annoncer Jésus Christ.

Pour les prêtres qui répondent à l’appel du Seigneur à servir l’Eglise, particulièrement dans la célébration de l’eucharistie,

nous te rendons grâce.

On poursuit par la dernière partie du dîner.

À la fin du repas, chacun se lève de table et celui qui préside dit la prière suivante : Nous avons partagé dans la joie ce repas qui nous a rappelé le dernier repas de Jésus avec ses disciples.
Que demeure en nous, la foi, l’espérance et la charité ; que grandisse en nous la plus grande des trois : la charité.
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DEUXIÈME PARTIE

Les plus petits enfants auront peut-être été couchés quand le reste de la famille, ou les parents seulement se réunissent dans le lieu consacré à la prière pour célébrer ces Jours Saints.

Les personnes seules feront suivre directement la fin du dîner et le déplacement vers ce lieu de la maison.

Un chant ouvre ce temps de prière que l’Église recommande comme un moment pour durer dans la prière auprès du Christ. Par exemple : Gloire à l’agneau immolé (Communauté Emmanuel)

La veillée s’organisera autour du texte de Méliton de Sardes. Selon les cas, on pourra :

  • le lire en entier avec des pauses de silence ou en l’entrecoupant de refrains méditatifs.
  • Choisir seulement un extrait.

Le silence et la prière personnelle auront une place importante durant ce temps de prière, que chacun réglera selon ses possibilités.

Lecture de l’Homélie de Méliton de Sardes sur la pâque
L’Agneau sans défaut et sans tache
Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est le Christ : à lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
C’est lui qui est venu des cieux sur la terre en faveur de l’homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l’esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.
Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l’idolâtrie du monde comme de la terre d’Égypte ; il nous a libérés de l’esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.
C’est lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon.
C’est lui qui a frappé le péché et a condamné l’injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l’Égypte.
C’est lui qui nous a fait passer de l’esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours.
C’est lui qui est la Pâque de notre salut.
C’est lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient : en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu ; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l’agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.
C’est lui qui s’est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d’entre les morts, élevé dans les hauteurs des cieux.
C’est lui, l’agneau muet ; c’est lui, l’agneau égorgé ; c’est lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c’est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n’ont pas été brisés ; dans la terre, il n’a pas connu la corruption ; il est ressuscité d’entre les morts et il a ressuscité humanité gisant au fond du tombeau.

Pour terminer, on prend le Notre Père. Et éventuellement la prière ci-dessous :

Dieu fidèle, tu as écouté la prière du Christ, tu l’as libéré de la détresse. Ne permets pas que nos cœurs se troublent, rends-les confiants, mets en eux ta joie ; et nous attendrons dans le silence et la paix, le bonheur de voir ton visage.

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DES ŒUVRES HISTORIQUES DE MUSIQUE SACREE POUR AIDER A LA MEDITATION :

[1Le mot pain est cité 322 fois dont seulement 95 dans le Nouveau Testament, le vin : respectivement 209 et 32.

[2Saint Augustin, Sermon 272, Aux nouveaux baptisés, sur le sacrement.

[31 Co 12,27

[4Jn 3, 8.

[5Concile Vatican II, Gaudium et Spes 4,1.

[6Is 43, 4-5.