Avril 2019 : Pâques : La vie s’est manifestée (Archives) Enregistrer au format PDF

Dimanche 31 mars 2019

J’ai posé un jour trois questions dans une homélie. « Croyez-vous que Jésus a existé et qu’il a été crucifié ? » Bien sûr, voyons, tous sont d’accord. « Croyez-vous qu’il est ressuscité ? » Très bref silence puis : oui, il le faut bien, sinon… « Croyez-vous que vous aussi vous ressusciterez ? » Plus long silence, quelques sourires gênés, timides réponses hésitantes : On ne sait pas comment…on l’espère…notre âme en tout cas…En entendant cela, j’imagine que saint Paul doit fulminer. Il nous fustigerait comme il le fit pour les Corinthiens : « Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts. Alors comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? Si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi ne mène à rien, vous n’êtes pas libérés de vos péchés. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. » On ne peut être plus clair. Le cœur de notre foi est là : Jésus qui était mort est maintenant vivant. Je n’ai plus rien à craindre de la mort, le plus terrible ennemi de l’homme. Grâce à la résurrection de Jésus, je sais que la mort n’est qu’un passage, ma seconde naissance. De la même façon que j’ai quitté le ventre de ma mère pour entrer dans le vaste monde des hommes, je quitterai ce monde pour entrer dans la perfection de celui de Dieu. Dans une seconde étape, mon corps qui aura été détruit dans la tombe retrouvera toute sa vitalité et je serai à nouveau vivant « en entier », corps et âme. Tout simplement parce que je suis créé à l’image et à la ressemblance de Dieu « et Dieu vit que cela était bon ». La résurrection donne à notre corps toute sa dignité, toute la beauté que le Créateur a voulu lui donner. Dieu n’accepte pas que soit détruit un tel chef-d’œuvre. « Je te bénis, Dieu de ma vie, pour la merveille que je suis. » Alleluia !

Alain Sonneck. Diacre