24 mai 2020 -7e dimanche de Pâques Enregistrer au format PDF

Samedi 23 mai 2020
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Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 12-14)

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
  retournèrent à Jérusalem
depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,
– la distance de marche ne dépasse pas
ce qui est permis le jour du sabbat.
  À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute
où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
  Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.
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Psaume 26

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants.
 
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
 
J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.
 
Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
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Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (1 P 4, 13-16)

Bien-aimés,
  dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous,
afin d’être dans la joie et l’allégresse
quand sa gloire se révélera.
  Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,
heureux êtes-vous,
parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu,
repose sur vous.
  Que personne d’entre vous, en effet,
n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur,
ou comme agitateur.
  Mais si c’est comme chrétien,
qu’il n’ait pas de honte,
et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

Alléluia. Alléluia.

Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ; je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.

Alléluia.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 17, 1b-11a)

En ce temps-là,
   Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
  Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
  Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.
  Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
  Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
  J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
  Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
  car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
 Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
  Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
  Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »
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Homélie Ac 1, 12-14 ; Ps 26 ; 1P 4, 13-16 ; Jn 17,1b-11a.

De quoi parle-nous l’évangile ce dimanche ?

D’une entreprise familiale, une petite entreprise artisanale qui a cependant une prétention à un rayonnement mondial et même universel.

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Son nom ? « Dieu, Père & Fils »

Ainsi le Fils dit à son Père :

« Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ».

Cette entreprise fonctionne vraiment comme une famille où tout ce qui est à l’un est mis au service de l’autre : le Fils trouve son intérêt dans la promotion de son Père, et réciproquement.

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Son activité principale ? La glorification

« Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. (…) Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. »

La « production » de gloire : une activité inhabituelle, inclassable. D’ailleurs, à quoi cela sert-il ? Le Fils « passe son temps » à œuvrer pour la gloire de son père et attend de son Père qu’il lui donne sa propre gloire.

Qu’est-ce que la gloire : un produit ? un service ? … ?

« La gloire de mon Père » (d’après l’ouvrage de Marcel Pagnol) : c’est, pour un instituteur de la ville, être parvenu à tuer deux bartavelles ; ce qui fait la fierté de son fils dans tout le village. La « gloire », pris en ce sens, cela revient à se faire un nom, se faire remarquer. Connaître son « heure de gloire » : une prétention bien éphémère !

La gloire, au sens biblique, c’est tout autre chose. Elle désigne ce qui a du poids, ce qui en impose par lui-même, par ce qu’il est et ce qu’il réalise, sans qu’on ait besoin d’en rajouter ! La GLOIRE est bien plus que la simple réputation ou la célébrité ; la GLOIRE est dépourvue de tout égocentrisme ou recherche futile du buzz.

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Son moyen de production ? La prière (dans l’Esprit)

La prière du Fils à son Père (&)

« En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père … » (Jn 17, 1)

  Nous sommes ici au début de la grande prière filiale de Jésus à son Père. Nous entrons dans l’intimité familiale, divine du Fils et du Père. Nous sommes, pour ainsi dire, les témoins de la révélation d’un « secret de fabrication » au sein de cette entreprise familiale.

Comment le Père et le Fils s’y prennent-ils pour se glorifier l’un l’autre ? Y a-t-il un ingrédient, un procédé « mystérieux » ? …

Rien de tout cela, mais un 3e « artisan de l’ombre » favorise cette incroyable réciprocité, cette parfaite unité dans l’œuvre qu’ils réalisent : il s’agit de l’Esprit Saint. Il est en quelque sorte la conjonction de coordination qui unit le Père ET le Fils dans leur entreprise commune de glorification. L’œuvre du Fils est en même temps sa prière (dans l’Esprit) pour que son Père soit glorifié, qu’il soit (re)connu simplement pour ce qu’il est :

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé (…) J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. » (Jn 17)

La prière du Fils à son Père est formulée dans le souffle de l’Esprit Saint qui rend libre, profondément libre :

« Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. (…) et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

La prière des 11 et de Marie, rassemblés dans la chambre haute à Jérusalem dans l’attente de l’Esprit. Cette fraternité représente en quelque sorte l’Eglise « embryon », juste avant sa naissance à la Pentecôte.

Notre prière persévérante dans l’attente de la Pentecôte pour notre Eglise domestique, paroissiale, diocésaine, universelle.

L’Esprit Saint que nous invoquons est notre défenseur. Notre défenseur non pas contre les autres, contre nos « ennemis », contre le monde. L’Eglise du Christ n’a rien d’une « citadelle assiégée ». L’Esprit Saint joue plutôt le rôle de défenseur contre nos propres peurs, nos méfiances, nos tiédeurs, contre la honte de porter le nom de chrétiens.

« Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. (…) Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là. » (1P 4)

L’Esprit Saint est notre défenseur contre tout ce qui nous empêche d’entrer en relation avec l’autre, ce qui nous empêche de le laisser exister, ce qui nous empêche d’en éprouver une joie sincère. L’Esprit Saint élimine toute concurrence entre nous.

L’activité ultime de l’entreprise « Dieu, Père & Fils » : la glorification de tous les hommes (en Dieu, Père, Fils et Esprit).

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit ; ainsi, vous serez pour moi des disciples » (Jn 15, 8).

La gloire d’un père comme d’une mère, c’est de voir ses enfants advenir, donner le meilleur d’eux-mêmes, répondre pleinement à leur vocation de fils, fille, déployer toute l’ampleur de leurs capacités, devenir ce qu’ils sont appelés à être (d’une façon propre, unique).

Cette entreprise familiale de glorification n’a rien de professionnel, elle n’est que pur amateurisme (au sens étymologique : aimer) ; elle est mue par l’amour, elle poursuit son œuvre malgré les échecs apparents.

« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant (debout) »

affirmait saint Irénée de Lyon (IIe siècle).

Mickaël Levacher
Curé de la Paroisse de la Bonne Nouvelle
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Prière Universelle

Intentions préparées par une équipe de Ploubezre

Pour l’humanité touchée par la pandémie et plus particulièrement pour les pays en voie de développement,

Christ ressuscité parti près du Père, aide-la.

Pour toutes les personnes qui ont des choix importants à accomplir qu’elles sachent prendre la meilleure décision,

Christ ressuscité parti près du Père, guide-les.

Pour que chacun sache respecter son prochain, en particulier en appliquant les règles sanitaires,

Christ ressuscité parti près du Père guide-nous.

Pour les familles en deuil, qui ne peuvent pas dire adieu à leur proche comme elles l’auraient souhaité,

Christ ressuscité parti près du Père aide-les.

Pour la beauté de la création, que nous sachions te rendre grâce et usions de notre intelligence pour en prendre soin,

Christ ressuscité parti près du Père, guide-nous.

A compléter avec vos propres intentions de prières

Nous confions au Seigneur les défunts de notre paroisse décédés cette semaine, et dont les obsèques doivent être célébrées dans la stricte intimité familiale :

  • Louis DREVAULT, mercredi 20 mai à l’Ile Grande
  • Gisèle DENIS, mercredi 20 mai à Notre-Dame des Fontaines

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