21 mai 2020 : Jeudi de l’Ascension Enregistrer au format PDF

Mercredi 20 mai 2020 — Dernier ajout samedi 23 mai 2020
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Les textes du jour

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Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (Ep 1, 17-23)

Frères,

que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.
Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir.
Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.
– Parole du Seigneur.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

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Homélie

La solennité d’aujourd’hui célèbre le court article de notre Credo qui dit : « il est monté au ciel ; il est assis à la droite du Père ». Que nous apporte donc de plus l’Ascension du Christ ? Sa résurrection ne suffirait-elle pas ? Pourquoi Jésus n’est-il pas resté visiblement parmi nous jusqu’à la fin du monde, pour réaliser ce que les apôtres lui demandent dans la première lecture : rétablir la royauté en Israël ?

L’Ascension clôture un temps, où les disciples ont rencontré le Christ ressuscité. Il les a préparés à son départ. Ce fut l’ultime temps de formation, d’apprentissage de leur mission. Pierre a été confirmé dans son rôle de chef de l’Église. Et pourtant, la question des apôtres nous montre qu’il n’ont pas encore tout compris, malgré la Résurrection, malgré le fait que Jésus ait passé quarante jours à « leur parler du Royaume de Dieu ». Et l’évangile nous le confirme, puisqu’il y est dit que « certains eurent des doutes ». Certains apôtres attendent encore le Messie terrestre dont ils ont toujours rêvé. L’Ascension est donc là pour qu’enfin les apôtres, puis les disciples de Jésus, ne se trompent plus sur ce que Dieu leur promet : en les quittant, Jésus nous montre définitivement que son Royaume n’est pas de ce monde, que notre espérance doit aller plus loin. Et peut-être que si le Christ était resté parmi nous, notre horizon aurait été trop limité à cette terre. Jésus, une fois de plus, a répondu au-delà des espérances des apôtres : eux pensaient encore à un règne terrestre. Jésus va leur montrer que ce règne dépasse les limites du temps et de l’espace.

En effet, si Jésus remonte près du Père, c’est justement pour que sa résurrection, sa paix, sa grâce ne soient plus limités à une contrée, mais que tout de suite, elles soient données à l’univers entier. Si Jésus est parti, c’est pour être présent autrement. Dans son corps de chair, et suivant notre modalité, il était « limité » à un lieu et à un temps ; il ne pouvait agir par exemple qu’à Jérusalem, et en l’an 33. Maintenant, par son Ascension au cœur de Dieu le Père, par sa nouvelle présence de ressuscité, il est présent à tous les temps et à tous les lieux. Car quand Luc dit que Jésus fut enlevé au ciel, cela ne signifie pas une absence. Le ciel n’est pas un lieu matériel caché derrière les nuages ; c’est le monde de Dieu, qui est déjà présent dans nos cœurs. Et si Jésus envoie ses disciples dans le monde pour annoncer l’évangile et pour baptiser, c’est parce que désormais il nous est présent par son Église. Partout où travaille un de ses disciples par son Esprit, partout où travaille l’Église, Jésus est là. Il n’abandonne pas les hommes, puisqu’il leur reste présent mystérieusement au cœur et par chacun de ses disciples. Avons-nous déjà vraiment réalisé que chaque fois que nous osons annoncer le Christ à quelqu’un, il lui est présent, comme s’il était resté sur terre ? Et que chaque fois que nous le faisons pas, c’est un peu comme si Jésus abandonnait celui à qui il n’est pas annoncé ?

C’est bien ce que les anges veulent dire quand ils s’approchent des apôtres, qui continuent à regarder le ciel. « Pourquoi restez-vous là à regardez vers le ciel ». Un peu comme si ils leur disait : « il est temps de redescendre sur terre. Jésus vous attend ailleurs, il est présent ailleurs ». Le Christ qui vient de les quitter physiquement, les apôtres doivent le retrouver autrement. En particulier dans leur travail d’évangélisation. Jésus est toujours présent, et ce n’est pas en rêvant qu’on va le rencontrer. C’est bien dans notre vie de chaque jour. Le Christ ne se rencontre pas dans le passé, dans la nostalgie. Il n’est pas dans notre souvenir. Il est dans l’avenir.

Nous-mêmes nous vivons sous le régime de l’Ascension. Notre Église est celle du Christ remonté auprès du Père. Nous aussi, nous sommes choisis pour être témoins. À nous aussi, il a confié une mission ; il nous demande de continuer ce qu’il a commencé. Alors, pensons à cette présence invisible de Jésus ; n’en faisons pas quelqu’un de lointain. Pour le rencontrer, il n’est pas besoin de s’inventer des lieux ou d’attendre des circonstances particulières : l’Ascension se passe en Galilée, c’est-à-dire le pays de Jésus, celui où il est né, où il a été heureux, mais aussi où il a souffert, d’où il a été rejeté. C’est pareil pour nous. La rencontre avec Jésus se fait là où nous sommes, et avec les personnes qui nous entourent. Ne pas rêvons d’autre chose. Sinon, nous ne nous rencontrerons jamais le Christ.

Et, pour bien montrer que cette nouvelle présence de Jésus est totale, Matthieu emploie constamment le même mot : « tout »…

  • « tout pouvoir » : rien ne lui est impossible ;
  • « toutes les nations » : la totalité de l’espace. Pas un homme n’est en dehors de l’action de Jésus ;
  • « tous les jours » : la totalité du temps. Pas une minute, pas une seconde où le Christ serait absent ;
  • « tous les commandements » : la totalité de l’action de l’homme. Aucune activité n’échappe à l’influence du Christ pour nous sauver : vie sociale et vie personnelle ; vie familiale et professionnelle ; vie privée et vie politique.

Mais il y a une autre raison, très importante, à l’Ascension. Un homme est bien désormais totalement auprès de Dieu. Et si un homme, Jésus, est maintenant auprès du Père, cela signifie que pour nous aussi, cela est possible. Nous aussi, nous sommes appelés à une ascension personnelle. Nous aussi, nous retournerons vers le Père. Et cela signifie que notre humanité a désormais une dignité incroyable, puisqu’un homme est Dieu. C’est ce que célèbre la seconde lecture. Et pour nous, ce doit être une grande espérance et une grande joie que de savoir cela.

De plus, si vraiment nous aimons le Christ, si nous sommes ses amis, nous pouvons trouver dans l’Ascension de Jésus une autre source de joie. Car Jésus, dans toute son humanité, désirait découvrir son Père, vivre enfin complètement avec lui. L’Ascension, c’est l’entrée définitive dans le paradis de Jésus en tant qu’homme. Et c’est pour cela que dans un autre évangile, il dit à ses disciples : « si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie, puisque je pars vers le Père » (Jean 14, 29). Être l’ami de quelqu’un, c’est se réjouir du bien qui lui arrive. L’Ascension, pour Jésus, est un grand bien, puisqu’il entre totalement dans la joie du ciel, corps et âme. Cela peut être pour nous un motif de contemplation, de prière gratuite, en nous réjouissant avec le Christ, simplement parce qu’il est heureux.

Voilà ce que nous apporte l’Ascension, où Jésus nous dit que nous sommes fait pour un Royaume qui dépasse nos espérances mondaines, où il nous prouve qu’un jour, nos corps participeront aussi à la gloire du ciel, et où il nous invite à nous réjouir avec lui. Cette fête est très importante. Et en profiter pleinement, c’est accueillir et accomplir cette mission qu’il nous confie, c’est-à-dire d’être, chacun à notre place, un témoin de sa présence et de son amour pour tous les hommes.

À l’heure du déconfinement progressif, le Christ compte sur nous. Alors notre humanité ne sera pas abandonnée à elle-même. Rien, ni personne ne peut nous ravir l’espérance Chrétienne. Amen.

Didier Delépine, prêtre
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Prière Universelle – Fête de l’Ascension 2020

(unis aux 35 enfants de la paroisse qui se préparent à la 1re communion)

1 - Le Christ appelle chaque baptisé à faire progresser la solidarité et la fraternité dans notre monde.
Pour que chacun, petit et grand, puisse trouver dans l’Eglise la confiance et le courage pour agir,
ensemble, prions le Seigneur.

2 - La beauté du ciel et de la mer, le chant des oiseaux, la couleur des fleurs… La Création est une merveille !
Pour que les adultes d’aujourd’hui agissent avec sagesse et responsabilité afin que les générations futures puissent vivre en paix sur la terre nourricière que Dieu nous a confiée,
ensemble, prions le Seigneur.

3 - Nous savons qu’il y a des hommes, des femmes et des enfants, qui souffrent dans notre monde, parfois même juste à côté de nous. _ Pour que nous soyons toujours prêts à partager avec ceux qui ont moins, à tendre la main à ceux qui en ont besoin, et à témoigner de l’amour du Christ pour chacun,
ensemble, prions le Seigneur.

4 – Les enfants savent souvent mieux que les adultes louer le Seigneur, battre des mains pour l’acclamer.
Pour que nous retrouvions l’esprit d’enfance et soyons témoins, en particulier auprès des jeunes de notre communauté de la joie du Christ,
ensemble, prions le Seigneur.

5 – Avec les enfants de notre paroisse qui se préparent à leur première communion : Guillaume, Pereg, Elouan, Salomé, Lou-Ann, Rose, Côme, Edgar, Solène, Anna, Raphaël, Esteban, Abigail, Mélise, Louis, Maï, Nathanaël, Eloi, Milo, Marie, Valentin, Cécile, Elya, Annaïg, Florine, Caroline, Emilie, Suzanne, Malo, Benjamin, Maxime, Emmy, Jeanice, Hugo, Enzo, Seigneur, nous te disons « Merci » pour que le don que tu nous fais.
Que nous ayons toujours faim pour recevoir prochainement la force que tu donnes dans l’eucharistie.
ensemble, prions le Seigneur.

6 – En ce jour du pardon de l’Ile Grande, nous te prions pour notre communauté paroissiale afin qu’elle se prépare dans la joie à accueillir le don de l’Esprit Saint.
À compléter avec vos propres intentions de prières

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