Éclairage

En préparant le bulletin de la rentrée, alors que nous en évoquions le thème à savoir « la catéchèse pour tous », l’une d’entre nous a fait remarquer que le mot catéchèse signifie « faire résonner », « faire écho », du verbe grec katechein.
Je ne sais ce qui s’est passé, mais en tout cas la résonance de ces mots en moi a provoqué comme une évidence qu’il me fallait écrire quelque chose sur « la musique des mots ». Il ne me restait plusqu’à trouver le lien entre musique des mots et catéchèse, belle matière pour un nouvel « éclairage » !

« Prenez soin de vous ! » : l’expression utilisée par un journaliste à la fin de son journal télévisé, me faisait sourire et me plaisait beaucoup par son ton empreint d’humanité. « Prends soin de toi ! »  : c’est devenu aujourd’hui la nouvelle formule de politesse à la fin d’un courrier, d’un message ou d’une visite.

Pendant plus de deux mois de confinement forcé, la question du jeûne eucharistique a fait couler beaucoup d’encre. En ce mois de juin où nous célébrons la « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ », le moment me semble bienvenu pour en parler.

Pour rester dans la tonalité musicale d’un titre de chanson ancienne, je m’en vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans, que dis-je, les moins de soixante-dix ans, l’âge de ceux qui sont devenus des vieux plus vite que prévu, ne peuvent pas connaître !

En ces temps moroses de virus et de tempêtes en tout genres, comment parler de Pâques fête de la joie et de la résurrection du Christ sur laquelle les chrétiens fondent leur foi ? Une réponse me vient à nouveau du quotidien.

Ne dis pas : je ne sais pas prier. Ce n’est pas vrai.
Tu sais dire bonjour, bonsoir. Tu sais dire merci, pardon.
Tu sais dire aide-moi ! Tu sais dire je t’aime…
Alors, tu sais prier.

Dans son message de Noël, le Pape François s’est livré à un tour du monde des ténèbres qui l’habitent, pour y appeler la lumière du Christ petite flamme allumée dans l’obscurité et dans le froid de la nuit.

Sans être tintinophile, il m’est agréable en cette période de l’Épiphanie, d’emprunter à l’un des albums de Tintin, son titre plein de mystère pour les non-initiés.

Tirés du titre d’un livre de Didier Decoin paru en 1997, ces trois mots traduisent bien ma pensée pour évoquer le temps de Dieu dont est imprégnée la liturgie de L’Avent et de Noël. Pour cet écrivain saisi par la grâce d’une conversion fulgurante Il fait Dieu comme pour d’autres il fait jour.

Est-il possible d’échapper au temps ? Voilà une phrase qui ne manquera pas de rappeler de bons souvenirs aux candidats de l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2019 !

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