Carême

VENDREDI SAINT - OFFICE DE LA CROIX Couleur liturgique : rouge La croix est dépouillée, sans lumière ni ornement. Ouverture liturgique On se tient devant la croix en silence. On peut être à genoux. Celui qui préside à la prière dit : Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, Toi qui (...)

Couleur liturgique : blanc.

Nous vous proposons de vivre la liturgie du Jeudi saint en deux temps :

  • La première partie se déroule autour de la table familiale dressée de manière festive. Le repas sera ponctué de 3 lectures bibliques.
  • La seconde partie se déroule dans l’espace que vous avez consacré à la prière pour célébrer ces Jours Saints. La célébration du Jeudi saint est orientée par la charité tant dans le lavement des pieds que dans le don de l’eucharistie, rites que nous ne vivrons pas en ce soir, mais dont le sens sera mis en valeur au cours de la soirée.

A 18h, les cloches des églises sonneront une dernière fois avant de se taire. Pour manifester notre communion dans la prière et dans l’espérance, nous pourrons allumer une bougie à notre fenêtre.

Les cloches, « rentrées de Rome », sonneront de nouveau samedi soir (à 20h30) pour annoncer la Résurrection du Christ.

En guise de préambule : une histoire.

Je me préparais à reprendre ce travail autour de l’acte de pardonner quand je reçois un coup de téléphone d’une personne atteinte de maladie psychiatrique. Subitement, elle me demande si j’ai déjà pratiqué des attouchements. Je suis interloqué par la question et je commence par bafouiller en cherchant que répondre. La personne insiste en me disant, de façon très affirmative, que j’ai pratiqué des attouchements. Cela provoque en moi de la colère. Elle m’assène à plusieurs reprises que la colère est un des sept péchés capitaux. C’est pour moi une violence de plus : ma colère ne peut être entendue…

Voilà une belle entrée en matière pour aborder l’acte de pardonner dans une recherche chrétienne. Voilà ce à quoi il faut tourner le dos : une posture moraliste. Présenter cet acte comme un devoir à une personne blessée est un déni de sa blessure, comme mon agresseur qui m’accuse de me mettre en colère. Il n’est pas rare que des personnes victimes d’abus graves s’entendent dire qu’il leur fallait pardonner à leurs agresseurs. Cela a fait partie du dispositif du déni des agressions sexuelles pratiquées par des « hommes d’Église ». Pardonner ne peut en aucune façon être un devoir, tout comme aimer.

Célébration des Rameaux Au préalable, on peut couper des rameaux qui seront apportés lors de cette célébration et déposés dans votre coin prière. Plus tard, ces rameaux pourront être apportés lors de la célébration paroissiale d’après confinement pour être bénis. La célébration peut débuter à la porte de (...)

CHEMIN DE CROIX Par amour pour nous, le Père a envoyé son Fils. Par son obéissance jusqu’à la mort sur une croix, il nous sauve de la mort et du péché. Aujourd’hui, dans la prière, nous voulons suivre le Christ sur son chemin de croix pour ouvrir plus largement nos cœurs à la compréhension de nos (...)

Cette année, les circonstances et le confinement demandé par les autorités sanitaires font que les Chemins de croix prévus dans les différents relais de la paroisse ne pourront pas se faire normalement. C’est l’occasion pour nous de les vivre autrement.

Comme chaque année, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire, service de l’Église France, appelle l’ensemble des chrétiens au partage pendant le Carême. Cette mission s’inscrit dans notre démarche de Carême.

À chaque période de Carême, le pape François nous rappelle combien il est important d’être à l’écoute de son prochain, d’être bienveillant et de faire preuve de charité pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel. Nous sommes tous invités, par notre engagement, à contribuer au « Temps des solutions » que nous appelons de nos vœux.

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