Edito
Mardi 29 août 2017 — Dernier ajout mercredi 27 septembre 2017

Septembre 2017 : de quel « souffle » parlons-nous ? Enregistrer au format PDF

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Depuis le 4 juin dernier, nous sommes entrés dans la phase de réception de notre synode diocésain. Ultime étape qui ne se jouera pas en quelques jours mais qui est appelée à se déployer au fil de ces prochaines années, en commençant dès cette rentrée.

En ce début septembre, comment allons-nous entrer dans cette nouvelle année ?
Que nous ayons participé ou non au rassemblement diocésain à Saint Brieuc, nous avons vécu la fête de la Pentecôte en recevant ce Souffle nouveau de l’Esprit-Saint. Ce souffle qui est venu bousculer les Apôtres, les sortir de leur peur, de leur enfermement pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

Sommes-nous prêts à accueillir ce Souffle nouveau dans noire vie de baptisés, dans noire vie familiale, paroissiale ? Sommes-nous prêts à nous laisser bousculer, renouveler par l’Esprit de Dieu créateur ? Ce n’est pas un air recyclé, ni vidé qui nous est proposé mais un air nouveau, comme cet air frais du matin que nous pouvons inspirer à pleins poumons. Chaque matin, nous ouvrons les fenêtres de notre chambre, de notre maison pour laisser entrer l’air frais. Allons-nous ouvrir largement les fenêtres de notre cœur, de notre communauté chrétienne pour que le souffle nouveau de l’Esprit-Saint vienne y créer des courants cl°air au risque de faire parfois claquer les portes ?

Comme les premiers disciples du Christ, nous avons bien des raisons de craindre pour l’avenir, d’alimenter la nostalgie en nous focalisant sur ce que nous perdons, de préférer le repli sur nous-mêmes, la sécurité. Comme vous, je vois des choses que nous ne pourrons plus tenir dans les mois et années à venir. Bien sûr, un discernement s’impose pour ne pas perdre de vue l’essentiel de la mission de l’Église : célébrer, enseigner, servir, annoncer. Les récentes orientations synodales nous seront précieuses pour définir nos priorités communes. En tant que curé, je n’ai pas de solution « miracle, » immédiate à proposer ; je souhaite simplement que chacun de vous prenne au sérieux sa vocation de baptisé. Il y a vraiment quelque chose de grand qui attend le baptisé s’ii décide de répondre généreusement à l’appel de Dieu.

Concrètement, en ces jours où vous allez choisir de vous inscrire, vous ou vos enfants, à certaines activités, je vous invite à vous interroger sur les moyens que vous allez vous donner pour nourrir votre vie chrétienne et celles de vos proches ? Trop souvent, l’inscription au caté vient après le reste : sport. loisirs, sorties… Jésus doit alors trouver une place dans le dernier créneau horaire libre de ia semaine, s’il en reste un !

Où et quand allons-nous reprendre Souffle tout au lang de cette année ?
Quelle est notre vision de l’Église ? Une Église qui laisse entrer le Souffle Nouveau de l’Esprit ou une Église qui s’apprête à rendre son dernier Souffle ?

Bonne rentrée « inspirée » !
P. Mickaël Levacher, curé