Éclairage
Vendredi 1er septembre 2017 — Dernier ajout mardi 6 novembre 2018

La liturgie eucharistique chemin vers Dieu (1) Enregistrer au format PDF

Le rite d’entrée et la prière pénitentielle
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Après la marche vers la lumière qui nous aide à entrer dans le Mystère pascal lors de la visite d’une église ou d’une chapelle, je vous propose d’aller un peu plus Iain dans la réflexion.
Suivons ensemble un nouvel itinéraire pour entrer dans le sans de ce qui nous est donné de vivre quand nous franchissons la porte d’une église pour participer à la messe.

« Venez, criez de joie vers le Seigneur, entrez ! » (Ps 94)

N’est-ce pas ce chant que nous pouvons entendre dans le carillon des cloches qui mus appelle à quitter notre maison et à nous mettre en route vers l’église ?

En répondant à cet appel intérieur nous nous mettons en mouvement sur un chemin semblable à celui des pèlerins d’Emmaüs : nous aliens nous aussi marcher avec Jésus, écouter sa Parole, le reconnaître à ia fraction du pain et dire notre foi en sa résurrection.

Un peuple en marche

Avant de prendre la route, tout bon voyageur prévoit un itinéraire. L’Église aussi, dans la liturgie, nous propose un itinéraire jalonné de rites qui ont leur importance parce qu’ils nous servent de repères. Ce chemin rituel ouvre en nous un chemin intérieur qui nous met sur le chemin du mystère pascal.

Un rite n’est pas quelque chose de rébarbatif malgré la répétitivité qui ie caractérise. Notre vie quotidienne, de la naissance à la mort, est faite de rites. Il suffit de vair comment la société ritualise les événements importants : 14-Jušllet, compétitions sportives, élections… Le rite permet à chacun de se situer par rapport aux autres, et peur se dire il utilise un langage symbolique qui permet de se reconnaître d’une même famille, d’une même identité, d’une même religion.

Deux rites constituent la liturgie d’ouverture ou d’accueil de ta messe : la procession d’entrée et la prière pénitentielle.

Ce à quoi nous invite l’architecture du bâtiment églse, la procession d’entrée nous donne de le traduire en acte parce qu’en marchant de la porte d’entrée au chœur, elle conduit toute l’assemblée vers le Christ « Soleil levant » : nous sommes un peuple en marcha vers la lumière.

Un chant d’entrée aide à rassembler l’assemblée et donne le ton du temps liturgique. Comme il accompagne le rite de la procession, il est chanté jusqu’à ce que le célébrant arrive au siège de la présidence et nous accueille au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

« Préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pêcheurs »

Constitués en assemblée, nous sommes invités à l’attitude du pauvre qui implore : Seigneur, prends pitié ! La préparation pénitentielle a pour but de nous tourner vers le Christ et de le regarder comme étant celui qui nous sauve. Pourquoi ne pas ensemble à ce moment, orienter nos regards vers la croix qui nous rappelle que Celui que nous prions a vaincu la mort et le péché et nous a dit : Je suis le chemin ?

Alors, sûrs de cet amour nous pouvons laisser éclater notre joie par un hymne de louange : le Gîoria. Du Gloire à Dieu du début au dans la gloire de Dieu le Père de ia fin, ce chant nous rappelle que le Salut et la paix sont promis à tous les hommes. Cet hymne trinitaire ancien n’accompagne pas un rite, il est un rite en lui-même, d’où l’importance de ne pas le remplacer par un quantique et de ie faire chanter par toute l’assemblée.

Pour terminer le rite d’ouverture le célébrant dît une oraison appelée « Collecte » parce qu’au nom de tout le monde il rassemble les intentions que chacun a dans son cœur peur les adresser à Dieu.

Nos cœurs sont désormais ouverts pour entendre le Seigneur nous parler dans la liturgie de la Parole.

À suivre…

Article n°380 de septembre 2017 du bulletin D’une rive à l’autre.