Samedi 30 juin 2018 — Dernier ajout jeudi 12 juillet 2018

Juillet 2018 : « Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. » (Marc 6,31) Enregistrer au format PDF

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Se reposer ? Mais alors, il va falloir que j’arrête tout ? Dans un lieu désert ? Mes enfants, mon travail, la maison, mes activités, le caté, les réunions, la paroisse… Ce mouvement permanent, une tâche qui en appelle une autre, une autre encore. Et je ne vous parle pas de tout ce qu’il faudrait faire, que je n’ai pas réussi à faire… Les pensées se bousculent : pas de répit. STOP !

OK, je m’arrête. Je regarde autour de moi, je regarde en moi. J’ai la sensation prégnante d’oublier trop souvent quelque chose d’essentiel, de vital. Quelque chose ou quelqu’un… Se reposer ! Même Jésus l’a dit. Alors…

À l’époque de Jésus, les congés payés n’existaient pas. Heureusement, il y avait le sabbat Quelqu’un avait été prévoyant, jour du repos, de la pause. L’arrêt pour Dieu ! Notre époque a inventé le week-end, mais hélas, ce n’est pas toujours vraiment une pause.

Heureusement, il y a les vacances ! Pour un temps, le temps prend toute sa « dimension ». Le rythme autour de nous ralentit, « le temps rallonge »… Et nous pouvons prendre le temps des rencontres, des promenades, pendant la semaine de mission à Trégastel par exemple. Prendre le temps d’arrêter les activités habituelles, pour faire un point spirituel, une retraite, pour voir où nous en sommes de notre foi, pour prier, méditer dans un coin tranquille, dans notre nature si belle… Le temps de prendre conscience qu’il y a une vraie nécessité de créer ou recréer en nous un « sabbat intérieur », un espace de prière, de méditation, pas seulement pendant les vacances, mais à chaque instant de notre vie, même quand nous sommes très occupés. Ce n’est pas si compliqué : je décide, c’est possible à tout instant, d’appuyer sur le bouton de la « wifi de Dieu » et je maintiens le contact. Même pas besoin de paroles. Juste le cœur et l’esprit. L’Esprit de Dieu.

Notre pape François dit que « sans un rapport constant avec Dieu, la mission devient un métier… ». Cette relation permanente nous ouvre la voie de l’écoute profonde des autres, de la compassion. Elle nous permet de mieux discerner et comprendre, sans crainte, les évolutions qui peuvent s’annoncer, comme des dons de Dieu qui porteront des fruits.

Michèle Woiry-Colin