Dimanche 3 juin 2007 — Dernier ajout samedi 4 novembre 2017

Extraits de la lettre inachevée de Frère Roger Enregistrer au format PDF

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« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jn 14, 27) : quelle est cette paix que Dieu donne ?

C’est d’abord une paix intérieure, une paix du cœur. C’est elle qui permet de porter un regard d’espérance sur le monde, même s’il est souvent déchiré par des violences et des conflits.

Cette paix de Dieu est aussi un soutien pour que nous puissions contribuer, tout humblement, à construire la paix là où elle est menacée. Une paix mondiale est si urgente pour alléger les souffrances, en particulier pour que les enfants d’aujourd’hui et de demain ne connaissent pas l’angoisse et l’insécurité.

Dans son Évangile, en une fulgurante intuition, Saint Jean exprime qui est Dieu en trois mots : « Dieu est amour. » (1 Jean 4, 8) Si nous saisissons seulement ces trois mots, nous irons loin, très loin.

Qu’est-ce qui nous captive dans ces paroles ? C’est d’y trouver cette lumineuse certitude : Dieu n’a pas envoyé le Christ sur la terre pour condamner quiconque, mais pour que tout être humain se sache aimé et puisse trouver un chemin de communion avec Dieu.

Mais pourquoi les uns sont-ils saisis par l’étonnement d’un amour et se savent aimés, ou même comblés ? Pourquoi d’autres ont-ils l’impression d’être peu considérés ?

Si chacun le comprenait : Dieu nous accompagne jusque dans nos insondables solitudes. À chacun il dit : « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix pour moi, et je t’aime. » (Is 43, 4) Oui, Dieu ne peut que donner son amour, il y a là tout l’Évangile.

Ce que Dieu nous demande et nous offre, c’est de recevoir simplement son infinie miséricorde.

Que Dieu nous aime est une réalité parfois peu accessible. Mais quand nous découvrons que son amour est avant tout pardon, notre cœur est apaisé et même changé.

Extrait de la « Lettre inachevée » de Frère Roger (Taizé)